C’est sympa de nous écrire des antipodes, Thomas. Je voudrais juste dire que les dettes des pays en développement sont régulièrement annulées (club de Paris, club de Londres,...). De nombreux dons leur ont été également faits depuis leurs indépendances. Les dettes actuelles vont certainement être annulées, comme les autres, laissez seulement aux prêteurs, quels qu’ils soient, le temps de provisionner ces pertes potentielles dans leur comptabilité en respectant la législation fiscale de leur pays.
Quel est le problème de fond ? Celui qu’il est très "politiquement incorrect" d’exprimer.
De mon point de vue ce problème a une apparence et une réalité profonde.
L’apparence c’est que de pauvres pays habités par de pauvres gens sont condamnés à rester pauvres, et que c’est la faute des autres c.a.d. nous, les "riches". Cette condamnation n’existe pas en réalité : le Japon, par exemple, pays sans ressources minières, donc pauvre, a connu un développement exemplaire grâce au génie et au travail de son peuple et à ses relations avec l’Occident.
La réalité profonde c’est que l’on ne fait pas franchir 2000 ans de progrès, d’échanges commerciaux et culturels et de développements à des peuples qui étaient au stade tribal et rural que nous connaissions au temps de Vercingétorix et coupés du reste du monde par le désert. C’est nous qui décrètons qu’ils sont pauvres. C’est nous qui décrètons qu’il doivent se développer en suivant notre modèle.
Auront-ils assez d’intelligence pour le comprendre et de courage pour affronter cela, aurons-nous assez de compréhension et assez d’amour pour cesser de les abaisser par nos critères, mais de les aider en respectant leurs rythmes.
Nos ancêtres gallo-romains ont mis du temps à digérer les nouvelles civilisations que les Romains leur ont révélées, laissons aux pays "en voie de développement" le temps qui leur est nécessaire.
Répondre à ce message