Le soutien scolaire, j’en ai entendu parler en 1985.
Président d’une dynamique association de parents d’élèves pendant 4 ans, j’avais laissé les rênes, pensant la relève assurée, c’est mon épouse qui après un intervalle d’un an reprit la charge.
Nous avons reçu la demande de la part d’un certain nombre de françaises d’origine maghrébines, soucieuses de l’intégration de leurs enfants, d’envisager la mise en place d’une activité péri-scolaire de soutien, leur propre niveau scolaire ne leur permettant pas de le faire.
La commune étant en zone ZEP ce projet recevait les appuis municipaux et de Mr L’Inspecteur et pouvait bénéficier d’aides raisonnables pour sa mise en place.
Il capota à cause du refus du CA de l’assoc’ de communiquer les chiffres de son budget de fonctionnement. J’en connais la raison. Ce n’est pas le propos ici.
Seulement pour dire que des enseignantes de primaire avec lesquelles j’avais participé à la réalisation d’autres projets ont repris celui-ci quelques années plus tard sous la "coquille" d’une amicale laïque dont j’assurai le rôle de trésorier.
Le but pour ces enseignantes était d’assurer un suivi (bénévole) des élèves qu’elles avaient eues en primaire, lors de leurs premières années de collège, ces dispositifs n’ayant pas encore à l’époque (1997 environ) été mis en place par lesdits collèges.
De moyens nous n’en manquions pas, les besoins étaient largement couverts par des subventions et nos besoins matériels étaient minimes.
Les enseignantes et les parents d’élèves étaient en nombre très suffisant par rapport à la fréquentation.
En résumé, tout aurait pu aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais .....
Comme le dit Axel, il y a un problème de motivation qui vient fausser tout ça !
Ce sont clairement des élèves en échec qui viennent à la corvée.
Certes l’accueil "familial" que nous nous efforcions d’assurer, rompant autant que faire se peut avec l’ambiance "scolaire" nous a permis d’établir des rapports différents avec les enfants, mais il n’empêche !
La clef du problème selon moi réside dans la formidable pression que met le "syndrôme de la réussite" sur tous les acteurs de l’éducation : parents, enseignants, pouvoirs publics etc .... et par voie de conséquence les enfants.
Déserrer cet infernal étau de la sélection des élites ne se fera pas qu’avec la création de moult postes d’enseignants, mais par un recentrage de notre société sur les besoins de l’enfant.
L’épanouissement, la réussite individuelle et collective en découleront naturellement.
Chacun peut et doit trouver une place à laquelle il "réussit sa vie".
Ce projet n’est pas exclusif des valeurs de travail personnel, de persévérance ...... et de discipline, toutes valeurs bien comprises et acceptées.
Egalité ne signifie pas clonage et tri des déchets
La personnalité de notre futur(e) président(e) se jauge également à cette aune là.
Pour les programmes et les moyens, réponse au prochain épisode.
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