D’accord avec Olivier Besancenot.
Je voudrais sur ce thème donner une récap du principe de la "semaine de 4 jours A LA CARTE".
C’est le sociologue Pierre Larrouturou, qui, en 1994, avant même la promulgation de la loi sur les 35 heures, estime :
« (…avec les 35 heures) :
1) On n’aura pas l’effet de masse critique nécessaire.
2) L’effet sur l’emploi va être faible, ça va coûter très cher.
3) On n’aura pas les évolutions qualitatives nécessaires dans le rapport au travail.
4) Des milliers de salariés vont être frustrés... » (France Culture).
Il compare alors la R.T.T. aux antibiotiques :
« Soit tu mets la dose et tu gagnes la partie (contre les microbes ou contre le chômage), soit tu y vas trop mollement et tu prends le risque de DISCREDITER LE REMEDE et même D’ACCROITRE LA RESISTANCE AU MAL » (France Culture).
Suivant les corps de métiers, plusieurs organisations du temps de travail sont possibles, la formule s’adapte.
Par exemple :
– Quatre jours de travail (32 heures) sur cinq (pour la plupart des salariés).
– Un mois sur cinq (chercheurs, informatique).
– Une semaine longue-une semaine courte (pour les chauffeurs routiers par exemple).
– Quatre jours sur sept (hôpitaux, transports).
– Une semaine libre sur cinq.
– Un week-end de quatre jours toutes les deux semaines.
– Une année sabbatique tous les cinq ans.
– Etc.
On sait trop peu que quatre cents entreprises ont déjà adopté la semaine de quatre jours à la carte (Télérama, Mamie Nova, etc.). Parmi elles figurent aussi des petites et moyennes entreprises.
S’il y a pour les salaires au-dessus de 1525 euros, après négociation, une diminution de salaire provisoire de l’ordre de 3 %, Pierre Larrouturou prévoit qu’elle n’est que très provisoire, l’intéressement des employés d’abord, puis l’amélioration du marché du travail dans un second temps, font que cette baisse de salaire ne dure pas longtemps.
Et le moral remonte Smile
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