Premier paragraphe : bon résumé des doutes de Claude Allègre. Opinion (minoritaire) à prendre en compte, par principe.
Deuxième paragraphe : pourquoi vouloir foutre de l’OGM à tout prix dans le raisonnement, alors que nous n’avons même pas inventorié la majorité des plantes existantes et que nous (minuscules) savons si bien faire de la sélection par croisements ? La biodiversité, vous connaissez ?
C’est le syndrôme anti-Bové qui frappe encore ;)
Je voudrais aussi contredire l’affirmation suivante de Bibifri : S’il y a bien une entité à laquelle je ne confierais ljamais cette responsabilité, c’est bien aux compagnies de distribution d’eau !
Dans notre lutte pour un développement durable tout le monde doit être impliqué, le privé comme le public, il ne doit y avoir aucun ostracisme idéologique, surtout quand c’est pour se priver des compétences des gens les plus spécialisés. Je rappelle que ce sont les bureaux d’études d’une société pétrolière qui ont trouvé la solution pour produire de l’essence sans plomb. Depuis que nous utilisons ce carburant la teneur en plomb des glaces du pôle a pratiquement disparu.
Et voila ! de l’ostracisme idéologique maintenant ! Remuez-vous donc les méninges, nom d’une pipe ! Quelle est la proportion de l’eau potable produite qui se perd en route dans le réseau ? Pharamineuse ! Qu’elle règlent d’abord ce problème qui relève de leur compétence, et au consommateurs de comprendre que le lavage de sa sacro-sainte bagnole sur le pas de sa porte à l’eau du robinet est d’une monumentale connerie, par exemple.
Je ne mets aucunement en doute la capacité technique des techniciens et chercheurs de ces compagnies, leur assise financière leur a aussi permis d’acquérir un leadership mondial dans le domaine, ces gens ont fait leurs preuves.
C’est le fait de leur confier la responsabilité de la chasse au gaspi que je conteste, pas leur compétence !
Vous faites bien d’employer l’exemple de l’essence sans plomb, tiens !
Je connais par coeur la recette du "blend" de ce carburant car :
au début des années 80 je l’effectuais au "mélange en ligne" de la raffinerie pour les premières cargaisons destinées à l’export vers les USA.
lorsque le "sans plomb" est devenu la règle et non l’execption je tenais un poste dans l’unité de reformage catalytique de naphtha qui fournit la base de ce carburant, j’ai pu appliquer les changements nécessaires (nouvelle génération de catalyseur, modification des paramètres opératoires).
je me suis "pastillé" au labo les mesures de teneur en plomb résiduelles dans le cadre de la "veille" c.a.d. la surveillance des produis des confrères sur le marché, puis le contrôle de la disparition de toute trace de composé plombé dans les cuves réaffectées. Ce contrôle a duré plusieurs années après la disparition du super plombé. Putain ! la norme EN 237, quelle merde à appliquer !
j’ai mis au point (travail à deux) la mesure de la teneur en additif ARS (anti-récession de soupapes) à base de composés de potassium dans les packages d’additifs ainsi que dans le super "normal" qui a été vendu encore quelques années pour préserver les sièges de soupape des moteurs trop "anciens" pour encaisser sans dommages le SP98.
Il faut croire que l’application de la norme (NF M07-065 Février 2004) que nous faisions n’était pas trop idiote puisque nous sommes tombés pile-poil au milieu de la (grande) variabilité des résultats de l’essai circulaire inter-laboratoires.
Voila pourquoi je reste persuadé à la fois de la compétence des gens (mes cocoricos ne me placent aucunement au dessus du lot, je n’ai pas non plus la fausse modestie de ne pas les utiliser comme exemples, bien d’autres collègues pourraient en faire autant)
Comme on pourrait dire : "c’est du vécu de l’intérieur", pas un procès en sorcellerie.
Mais, que je sache, si les "majors" ont fait l’effort de R&D puis de productivité, c’est bel et bien sous une pression extérieure ?
Au fait, connaissez-vous la raison de l’emploi de l’additif au plmob-tetraéthyle ? Protection des soupapes, certes, mais aussi et surtout possibilité de réincorporer dans le "blend" de Super des quantités très significatives d’essence légère (LBF) à l’indice d’octane désasterux, ce composant étant très "susceptible" à l’additif (j’ai toujours aimé ce terme, je ne sais s’il est du domaine du jargon ou du vocabulaire)
Et lorsque cette pression n’existe pas, "on" se fait fourguer comme les africains du sous-produit "raffiné" en pleine mer, juste ce qu’il faut pour "passer les specs" locales, et ensuite "bouteille à l’encre" pour l’élimination des déchets de traitement. Le "Probo Koala", c’est pas de la pure idéologie libérale, ça ?
Allons-y donc pour les scientifiques compétents et les politiques responsables :)
Je mettrai au pot aujourd’hui un lien, je le crois fort intéressant :
Documents Hydrogène / Pile à combustible à télécharger
Et je quitterai ce forum, j’ai d’autres choses plus urgentes à faire, entre autres :
me renseigner sur l’entreprise de retraitement de déchets qui s’est installée dans la zone industrielle de ma commune.
Je ne suis pas atteint du syndrôme NIMBY mais la curiosité technique est un virus inguérissable et rien que pour ça je tiens à percer le rideau de fumée de la com’ municipale.
la période des festivités associatives de fin d’année (scolaire) commence, il y a là aussi un gisement de "lien social" à exploiter, ce qui ne se fait pas par de beaux discours.
Bye bye Maurice, je cesse de vous importuner avec ces données trop complexes et qui vous fatiguent, je suis aussi confiant que vous dans la compétence des scientifiques, plus sceptique sur d’autres sujets mais ce débat là est tranché ..... jusqu’aux législatives :).
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