La politique, Page, finalement, n’est jamais que l’art de vivre au mieux ensemble.
La "Polis" n’est pas une ville entourée de murs (même s’il y a une "acropole" fortifiée).
C’est un ensemble d’agglomérations, une conurbanisation comme diraient nos amis espagnols, une intercommunauté qui réunit des gens qui ont des rapports étroits au plan humain, culturel, économique.
Cette notion s’élargit de plus en plus vite, à notre époque, avec l’élévation du niveau culturel d’ensemble, avec les moyens de communication c’est à dire d’échange.
C’est ce qui fait que l’art de vivre au mieux ensemble qui se bornait autrefois à la tribu nomade déboule à toute vitesse sur la mondialisation.
Notre société économique est profondément, intimement marquée par la finance. Demandez donc, faites l’expérience, à un gestionnaire de portefeuille l’incidence possible des élections françaises sur les cours de la bourse de Paris : il vous riera au nez !
Si certains ergotent encore pour ou contre la mondialisation, libre à eux. Mais la mondialisation, au moins en matière économique et financière, est là, c’est un fait, que cela plaise ou non. Ils n’y a que les autruches qui veuillent se cantonner dans leurs pays d’origine.
Alors, celles qu’on ne boulotte pas sous forme de steaks à la mode, on les met dans des zoos.
Reste à bâtir les organismes internationnaux de discussion, pour passer de la mondialisation économique à la mondialisation politique (l’art de vivre au mieux ensemble).
L’Europe est la voie, aussi supranationale que possible, pour représenter quelquechose.
Premier distributeur en France d’une gamme de produits professionnels, j’ai eu l’occasion de faire des appels d’offre en Chine.
Rires polis des industriels chinois : premier distributeur français, mon besoin annuel représentait quelques minutes de leur production annuelle !
Mais ils étaient intéressés à ce que nous les représentions auprès de nos confrères européens...
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