Ce fil de discussion a démarré en trombe en faisant un raccourci amha trop rapide à partir du "service national" (sous-entendu service militaire).
La fonction républicaine de celui-ci était de défendre la patrie en danger, il est évident que la forme physique (et, statistiquement, le fait de ne pas toujours avoir fondé une famille) de la "chair à canon" était un facteur de succès des armées. Cet avantage cédait le pas, selon l’urgence, c’était la "mobilisation générale".
Le fait de faire passer sous les drapeaux toute une même catégorie d’âge (uniquement mâle au fait) provoquait peut-être ce fameux "brassage social " tant il est vrai que le sang du prolo vaut celui du cornichon (c’est de l’argot militaire, pas une insulte). On se souviendra quand même qu’à une certaine époque on pouvait faire "racheter" cette obligation et envoyer au casse-pipe un pauvre hère à sa place et que les "planqués" ont toujours existé.
Les deux nécessités (forme physique et pouvoir disposer dans l’urgence d’hommes ayant reçu la formation initiale) ont conduit à ce que ce service s’effectue entre l’âge de la majorité civile (18 ans) et la fin des études le cas échéant.
Qu’en est-il de nos jours, que peut signifier le concept de "service civique" ?
L’armée est devenue professionnelle, la nécessité de la forme physique conduit pour beaucoup à une "carrière" relativement courte, les problèmes de rémunération, reconversion, retraite sont évoqués sur d’autres fils de discussion.
Mais la nécessité du "brassage social", celle de ne pas tout pouvoir acheter (par exemple sa bonne conscience par le simple fait de payer des impôts), le fait qu’une catastrophe (quelle qu’elle soit) peut amener à "mobiliser" l’ensemble des citoyens autour d’une urgence et qu’il vaut mieux alors que ceux-ci aient au moins quelques notions par exemple de "protection civile", est-on obligé de l’assumer au même âge ? Et les femmes sont-elles exclues du raisonnement ?
Voila pourquoi dans une réflexion sur ce sujet j’inclurais la capitalisation tout au long de la vie de "points civiques" qui ne seraient pas évalués en argent, mais en temps passé au bénéfice de la collectivité nationale.
L’utilisation de ces points dans un "bonus" retraite par exemple ? Mais ce n’est pas là l’essentiel.
Ayant élargi le champ du raisonnement, je me permets de dire à quel point me choquent les propos de Valentin.
Vous faites à 21 ans preuve d’une réelle ambition et d’une pugnacité au travail qui vous honorent mais, permettez-moi de le dire, c’est le contraire pour la suite de votre déclaration :
Je suis fier de notre pays, de son histoire, fier d’être français mais je préfère choisir ce qui est bon pour moi et je déteste que l’on décide de mon avenir à ma place. De plus toute notre vie nous allons payer des impots directs et indirects, je trouve ça suffisant comme geste de solidarité. Bref si sarkozy rend le service civique obligatoire ça va se terminer dans la rue et je serais le premier a y être car je suis le seul à décider ce que je doit faire de ma vie.
A-t’il seulement imaginé que ce ne soit pas lui qui décide de sa vie, mais qu’un jour ce soit l’inverse, qu’il passe, sinon dans le camp des "perdants", mais dans celui des "victimes" ?
Tout ne s’achète ni ne se planifie pas et on a parfois besoin des autres.
"Le cerveau, comme le parachute, doit être ouvert pour fonctionner." (Pierre Daninos ?)
j’en ai marre que la jeunesses française soit méprisée par des vieux cons comme vous. J’ai 21 ans
Le dernier message avant le vôtre émane de nicolas, j’espère que ce n’est pas à lui que vous adressez ce reproche !
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