Maurice, bonjour
Je vais essayer de rentrer dans le débat sans polémique inutile, sinon sans (mauvaises ?) plaisanteries comme d’habitude..
Je vous laisse donc la responsabilité des affirmations contenues dans les deux premiers paragraphes, elles ont le mérite d’indiquer d’emblée vos préférences.
Au vu de son énoncé, je ne peux qu’être d’accord avec votre voeu de revenir "se mettre au vert"
Cela appelle toutefois quelques commentaires sur des visions différentes des buts et d’omissions vis-à vis des conséquences à assumer si on fait ces choix.
le recours aux cultures propres ...... entraine une baisse des rendements, mais c’est une impérieuse nécessité, 100 % d’accord avec vous.
Que le surcroit de travail nécessaire le soit pour consacrer une plus grande surface cultivable aux mêmes besoins qu’actuellement, j’en suis moins convaincu.
Les actuelles jachères sont bel et bien motivées par une surproduction, sauf erreur de ma part ?
Que le revenu des agriculteurs soit majoritairement assuré par des mécanismes d’aide fasse débat est une donnée à prendre en compte dans le raisonnement. Je ne serais pas opposé à une telle solidarité si elle s’exerçait dans un but tel que la contribution à l’indépendance énergétique, par exemple.
mettre au vert les sans emploi et les ghettos, pourquoi pas, dois-je m’interdire de plaisanter sur le "pour que les gens vivent ensemble" ?
Entendez-vous par là que les citadins "nantis" voient ainsi s’éloigner les sources de leurs peurs ?
Le retour aux moyens de transport "propres" (quoique la traction animale ? crottinesque et anodine boutade :) ) je ne suis pas sûr que le paysan beauceron vous suive sur ce terrain et la géographie française n’est pas la géographie égyptienne.
Et si le Paradis est perdu, ce n’est pas moi qui ai inventé cette histoire de pomme, n’est-ce pas ?
Allez, je clos le chapitre gaudriole et comme d’habitude, je mets au pot mes éléments de réflexion qui se présentent, j’en suis désolé pour les "décisionnaires", plus souvent sous la forme de questions à se poser que de réponses que j’aurais l’outrecuidance de vouloir apporter à moi tout seul (je suis le seul visé par cette dernière affirmation).
Quel est le but de l’agriculture française ? Etre suffisamment productive pour nourrir notre population ou productiviste pour nous permettre d’équilibrer notre balance commerciale (dans des conditions de libre concurrence mises en doute ?
L’arrivée des bio-machins change t’elle la donne en fournissant de nouveaux débouchés, dans quelle mesure ces nouveaux débouchés, ceux-ci sont-ils contradictoires avec le productivisme ?
En vertu de l’égalité entre les français devant l’accès aux services publics le rôle de l’Etat ne va t’il pas devoir être renforcé ? L’exode rural a bien arrangé le raisonnement concentrant les services publics vers des entités "économiquement viables".
Le transport ? les "ruraux" seront-ils favorisés par les possibilités d’auto-subsistance et les "citadins" par les économies d’échelle dans les chaines de distribution de produits alimentaires ? "vachement " égalitaire " dans l’accès aux biens de consommation. Quoique les quincailleries valaient bien les Leroy-Merlin ! J’ai aussi des colporteurs parmi mes ancêtres identifiés.
Et pour optimiser tout ça le Dieu Electron d’est mis à notre service, il est infatigable, il s’agite sans cesse (ah, si on pouvait le mettre en boite pour pas cher !)
Retour à la gaudriole : n’est-ce pas là une vision nostalgique qui risque de nous ramener à l’URSS des grandes étendues et des kolkhozes ? Vous savez, aux côtés des bouquins de Raymond Devos et Pierre Desproges, des BD de Franquin (Gaston Lagaffe et Idées noires", du "Principe de Peter" et des "Lois de Parkinson" je trouve et relis souvent l’innénarable "Le communisme est-il solubles dans l’alcool".
Merci Maurice d’avoir démarré ce fil.
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