- Un plan Orsec pour la santé au regard des grands enjeux environnementaux comme une des premières décisions dans le cadre de la législature 2007-2012.
- La prise en compte par l'État Français de ses responsabilités sanitaires et environnementales.
- Les conséquences de l’esclavage, du colonialisme, de l’économie de comptoir et du déséquilibre des échanges ont engendré une situation de dépendance face à la métropole. Le clientélisme, le paternalisme, le népotisme, la corruption sont des maux récurrents. L’urgence dans les outre mers est à l’égalité. Les collectivités territoriales de l’outre-mer, en regard de l’histoire, doivent obtenir un plan de rattrapage qui devra s’exprimer à travers des politiques publiques spécifiques et une péréquation permettant de combler les retards et de promouvoir des modèles de développement adaptés à chaque territoire. Le but est de mener la lutte contre le chômage, la précarité, la déscolarisation et la création de structures pour les citoyens les plus défavorisés.
- Une réforme foncière permettant un accès équitable à la terre pour tous les usages (agriculture de qualité, aménagement urbain et rural, logements privés ou sociaux et services publics). L’aménagement du territoire sera abordé comme une priorité, au vu des retards structurels, en étudiant toutes les solutions alternatives dans le cadre d’un développement soutenable, et, dans le cas de la Guyane, en tenant compte du rôle de la forêt amazonienne au niveau planétaire.
- Une continuité territoriale du service public pour lutter contre les discriminations : tout citoyen a le droit de bénéficier du droit d’aller et venir à des conditions de sécurité, de prix, et de confort entre l’hexagone et les collectivités d’outre mer, en prenant en compte la nécessité de diminution de l’empreinte écologique.
- La mise en place de services publics à proximité de tous les lieux de vie (en particulier les lieux de vie excentrés et isolés) doit être assurée afin que l’ « égalité » devienne une réalité. Tout citoyen a le droit de disposer d’écoles, de bureaux de Poste, d’hôpitaux, de maternités… dans les mêmes conditions sur tout le territoire français.
- Une organisation administrative choisie : il s’agit de permettre à chacune des collectivités de disposer d’un statut adapté à ses réalités et à ses aspirations, sur la base d’un consentement préalable des populations.
- Le respect et la promotion de la diversité culturelle et linguistique.
- La reconnaissance des droits des peuples autochtones et, en particulier, leur droit à la propriété foncière collective.
- Le contrôle démocratique et la transparence des fonds européens pour un alter développement soutenable.
- L’intégration des collectivités d’outre mer dans leur environnement géographique, notamment à travers la coopération de l’Union Européenne avec les pays de la zone Afrique-Caraïbe-Pacifique (ACP). Le traitement des urgences écologiques, sociales et démocratiques des outremers ne se fera qu’avec les ultramarins et leurs représentants locaux.
- Source(s) :
Projet des Verts
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Plus d'informations :
- Les difficultés de l’outre mer français sont connues: démographie, taux de chômage très élevé, explosion du nombre d’allocataires du RMI, économie de comptoir, problèmes sanitaires, pollutions (mercure en Guyane, pesticides dans les terres donc les eaux antillaises, eaux usées et déchets à la Réunion, conséquences des essais nucléaires en Polynésie…), énormes problèmes de logement, désengagement de l'État des services publics, dirigeants d’entreprise et d’administrations majoritairement métropolitains, reconnaissance des impacts du fait colonial non encore complètement partagée… Le vocable “outremers” recouvre des réalités, des quotidiens bien différents, bien que liés entre eux par un constat commun. La Guadeloupe et la Martinique présentent des sols qui sont contaminés pour des siècles par des pesticides organochlorés (Chlordécone) utilisés dans les cultures. Les collectivités d’outre mer sont les oubliées de la loi sur l’eau de 1962. Décharges sauvages et manque d’assainissement alimentent les maladies telles que le chikungunya à La Réunion ou la dengue en Guyane. La politique de gestion des déchets ne respecte pas la législation nationale et européenne. La France qui veut se donner en exemple au monde n’a pas été capable de préserver l’environnement et d’assurer la santé de ses ressortissants ultramarins.
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